village historique
Le site archéologique de Deir el-Medina a fait l’objet de fouilles continuelles depuis la première décennie du 19e siècle. Bernardino Drovetti (1776-1852), consul de France en Egypte, Henri Salt (1780-1827) diplomate anglais, tous deux ardents collectionneurs dominèrent le commerce des antiquités sur la rive ouest thébaine et contribuèrent à l’enrichissement des musées du Louvre, du British Museum et de Turin.
En 1831, les officiers qui menèrent l’expédition organisée pour venir chercher l’obélisque de Louxor offerte par Méhémet Ali à la France, se livrèrent à quelques fouilles. C’est ainsi que dans le cirque jouxtant Deir el-Medina ils découvrirent au fond d’un puits le magnifique sarcophage de la prêtresse saïte Ankhnesneferibrâ qui refusé par la France fut acheté par le British Museum.
Sévirent ensuite des aventuriers, Giovanni Battista Belzoni (1778-1823),  Giovanni Anastasi (1765–1860) que les richesses égyptiennes ne laissèrent pas indifférents. L’archéologue allemand Karl Richard Lepsius (1810-1884) découvrit dès 1845 quelques tombes et les publia dans ses fameux Denkmäler aus Ägypten und Äthiopen. Il rapportera quelques beaux objets pour le musée de Berlin.
Dans les années 1880, Gaston Maspero (1846-1916) directeur du Service des antiquités égyptiennes créé par Auguste Mariette (1821-1881) s’attache à mettre fin aux pillages des «diplomates-aventuriers» et autres contrebandiers.
Le 2 février 1886, Maspero et son équipe, découvrent la tombe inviolée de Sennedjem (TT 1). 
Le site resté vacant fut attribué en 1905 à un ancien élève de Maspero, l’italien Ernesto Schiaparelli (1856-1928) qui découvre quelques maisons du village et la chapelle de la tombe de Maya (TT 338). En 1906 c’est la tombe intacte de Khâ et Meryt qu’il met à jour. Le contenu de cette tombe a été entièrement donné au Museo Egizio, pratique courante à l'époque, avec l'approbation du service des antiquités français.
De 1909 à 1912, Emile Baraize (1874-1952) travaille sur le site au nom de l'IFAO. Il nettoie et restaure le temple ptolémaïque d’Hathor ainsi que les structures situées à l'intérieur et autour de son enceinte. En 1913, le site change encore de main, l’allemand Georg Möller (1876-1971) et son équipe découvrent quelques nouvelles maisons dans la partie nord du village, près du temple. En novembre 1916, Georges Foucart (1865-1943), directeur de l’IFAO obtient la concession archéologique du site pour la France. Deir el-Medina ressemblait alors à «un champ de bataille» tant il était parsemé de débris et de fragments d'artéfacts brisés, et parsemé de centaines de cratères creusés par des voleurs de tombes. A cette époque une vingtaine de tombes décorées étaient connues, seulement deux ou trois pouvaient se visiter, l’accès aux autres étant très dangereux tout comme la colline ouest en raison d'un effondrement accidentel.
Deux archéologues, Jacques Théodore Jules Lecomte Du Nouÿ (1885-1961) et Henri Gauthier (1877-1950), découvrent entre 1915 et 1917  quelques tombes décorées comportant du matériel et mènent une étude archéologique d'une petite section du village, mais les résultats n'ont malheureusement pas été publiés. Dans cette période d’après-guerre, les activités à Deir el-Medina cessèrent, elles ne furent reprises qu'en 1920 avec les travaux de Charles Kuentz (1895-1978) et Louis Saint-Paul Girard (1877-1935). Ils découvrent quelques tombes mineures et commencent à dégager le sommet de la colline de l'ouest. Hélas tous ces travaux  sont peu ordonnés.
Bernard Bruyère (1879-1971) ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, puis membre scientifique de l’IFAO est considéré comme l’homme le plus digne de confiance. En 1921, il est nommé pour superviser et diriger les fouilles systématiques à Deir el-Medina qui commencent en 1922.